Un éditorialiste est un journaliste chargé de commenter l’actualité en donnant un point de vue argumenté : contrairement au reporter, qui rapporte des faits, l’éditorialiste exprime une opinion, la sienne ou celle de son média. C’est un genre journalistique dit « d’opinion », clairement distinct de l’information factuelle.
La confusion est fréquente à la télévision et à la radio, où les éditorialistes occupent une place croissante dans les débats. Retenir la distinction faits/opinion est l’un des réflexes de base pour bien s’informer : un éditorial ne prétend pas être neutre, et ce n’est pas un défaut — c’est son rôle, à condition d’être clairement identifié comme tel.
| Genre | Qui écrit ? | Ce que c’est |
|---|---|---|
| Éditorial (édito) | Un journaliste de la rédaction, souvent la direction | La position du journal sur un sujet d’actualité |
| Chronique | Un journaliste ou une personnalité, à rendez-vous régulier | Un regard personnel et libre, souvent avec un ton (humour, pas de côté) |
| Tribune | Une personne extérieure à la rédaction (chercheur, élu, collectif…) | Une opinion publiée sous la responsabilité de son auteur |
| Billet | Un journaliste | Un commentaire très court et subjectif, souvent piquant |
| Analyse | Un journaliste spécialiste | Une mise en perspective des faits, sans prise de position militante |
Quelle différence entre un éditorial et une tribune ? #
L’auteur. L’éditorial engage le média : il est écrit par un membre de la rédaction et reflète une ligne éditoriale. La tribune (ou « carte blanche ») est signée par quelqu’un d’extérieur — universitaire, responsable politique, citoyen — et n’engage que lui : le média la publie parce qu’il la juge intéressante pour le débat, pas parce qu’il la partage. Les pages « Débats » ou « Idées » des journaux mélangent volontairement des tribunes contradictoires.
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Un éditorialiste est-il encore un journaliste ? #
Oui, s’il s’appuie sur des faits exacts pour construire son commentaire — l’opinion ne dispense pas de la rigueur. La critique adressée à certains « éditocrates » omniprésents porte justement sur ce point : commenter tout, tous les jours, sans travail de terrain, éloigne du journalisme au sens strict. La frontière se juge à la méthode, pas au statut.
Comment repérer l’opinion dans un média ? #
Cherchez les étiquettes : « édito », « chronique », « tribune », « opinion », « point de vue ». Les médias sérieux les affichent clairement. Méfiance en revanche quand un contenu d’opinion se présente comme du reportage ou quand un plateau ne réunit que des commentateurs du même avis.
L’article, souvent en première page ou en ouverture, où le journal prend position sur l’actualité du jour. Il est traditionnellement rédigé par le directeur de la rédaction ou un éditorialiste attitré.
Un éditorialiste spécialisé dans la vie politique : il commente les stratégies des partis, les élections, les décisions gouvernementales, en assumant une lecture personnelle des événements.
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Comment sont mesurées les audiences TV ?
Généralement après des années d’expérience de terrain dans une spécialité (politique, économie, international), qui donnent la légitimité pour passer du reportage au commentaire. Il n’existe ni diplôme ni titre protégé.
Non, c’est un genre subjectif assumé : le chroniqueur écrit à la première personne et engage son regard. On attend de lui l’honnêteté sur les faits, pas la neutralité du ton.C’est quoi l’éditorial d’un journal ?
Qu’est-ce qu’un éditorialiste politique ?
Comment devient-on éditorialiste ?
Une chronique doit-elle être objective ?