Dans son allocution du dimanche 18 octobre 2026 à 20h, Emmanuel Macron a annoncé une cellule de crise présidée dès lundi par le Premier ministre pour aider les commerçants sinistrés, des suites judiciaires fermes contre les casseurs, la possibilité pour les préfets d’interdire certains rassemblements et un déplacement dans les pays du Golfe pour sécuriser les approvisionnements en carburant. Il s’exprimait au lendemain des violences et pillages survenus en marge de la mobilisation contre la vie chère du 17 octobre.
- ▸Cellule de crise présidée par le Premier ministre à partir du lundi 19 octobre pour les aides aux commerçants, artisans et acteurs économiques touchés.
- ▸Fermeté judiciaire demandée : « Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. »
- ▸Les préfets, en lien avec les maires, pourront aller jusqu’à interdire certains rassemblements.
- ▸Carburants : déplacement du président dans les pays du Golfe et décisions prises avec les distributeurs pour peser sur les prix.
Plan de l'article
- Dans quel contexte le président s’est-il exprimé ?
- Qu’a-t-il dit sur les violences et la justice ?
- Quelles annonces pour les commerçants et les manifestants ?
- Que prévoit-il sur les prix des carburants ?
- Quelle méthode pour la suite ?
- Et concrètement pour vous ?
- Pourquoi parle-t-il de l’élection présidentielle ?
- Questions fréquentes
Dans quel contexte le président s’est-il exprimé ? #
Le samedi 17 octobre, des manifestations contre la vie chère ont eu lieu dans de nombreuses villes. En marge des cortèges, des commerces ont été pillés et des bâtiments publics attaqués. Le président a cité la mairie de Limoges incendiée, l’office de tourisme de Lyon, la mairie de Marseille envahie et la résidence du préfet de Bordeaux attaquée.
Selon le bilan consolidé du ministère de l’Intérieur publié dimanche soir et repris par franceinfo et ICI, 2 397 personnes ont été interpellées et 997 policiers et gendarmes blessés, dont sept grièvement. Ces chiffres remplacent le premier bilan provisoire de la journée du 17 octobre, annoncé dans la matinée.
Pour le déroulé prévu avant la mobilisation, notre article sur le parcours parisien et les consignes de l’Intérieur reste disponible.
Qu’a-t-il dit sur les violences et la justice ? #
Le chef de l’État a attribué les violences à « des factieux, issus de groupuscules d’ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants ». Il a ajouté : « Rien ne le justifie, rien ne l’explique, rien ne l’excuse. »
Il a demandé au gouvernement d’en tirer « toutes les leçons en matière de renseignement et d’anticipation », et indiqué avoir demandé des réponses au ministre de l’Intérieur. Selon lui, « la plus grande fermeté a été demandée au procureur par le garde des Sceaux » et « le suivi judiciaire doit être exemplaire ».
« Ceux qui ont détruit doivent payer. Ceux qui ont pillé doivent rembourser. Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre. »
Emmanuel Macron, adresse aux Français du 18 octobre 2026 (texte publié par l’Élysée)
Quelles annonces pour les commerçants et les manifestants ? #
Le président a exprimé son soutien aux forces de l’ordre, aux maires et élus, ainsi qu’aux « commerçants, artisans, acteurs économiques » touchés. Il a annoncé : « Dès demain, le Premier ministre présidera une cellule de crise pour mobiliser les aides les plus rapides possibles et accompagner celles et ceux qui traversent ces heures si difficiles. » Le Premier ministre est Sébastien Lecornu, précisent franceinfo et Brut.
Il a distingué les casseurs des manifestants : « Jamais nous ne devons confondre ces derniers avec ceux qui ont détruit, cassé, pillé. » Il a qualifié de « légitimes » les revendications portées par « plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes ».
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Que prévoit-il sur les prix des carburants ? #
Emmanuel Macron a relié l’inquiétude sur le coût de la vie et le prix des carburants au « conflit lancé dans le golfe Persique, auquel la France n’a pas pris part ». Il a déclaré : « Je poursuivrai ces actions dès demain matin, en allant dans les pays du Golfe pour sécuriser nos approvisionnements. »
Selon une dépêche AFP du 14 octobre relayée par Fortuneo, l’Élysée avait annoncé ce déplacement au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar du 19 au 21 octobre. Le président a aussi indiqué que le gouvernement avait pris des décisions avec les distributeurs de carburant « pour que ces efforts se répercutent concrètement sur les prix », sans en détailler le contenu.
Quelle méthode pour la suite ? #
Le président a présenté une méthode en trois points. D’abord, les préfets prendront les décisions avec les maires pour protéger villes, bâtiments publics et commerces, « y compris en allant jusqu’à interdire quand il le faut certains rassemblements ».
Ensuite, il a appelé partis, organisations professionnelles et syndicales à « condamner sans ambiguïté toutes les violences et à appeler au calme ». Le Premier ministre réunira ces formations « dans les prochains jours ». Enfin, élèves, étudiants, enseignants, partenaires sociaux, collectivités et parlementaires travailleront « dès cette semaine » avec le gouvernement. Il a cité la plateforme du ministre de l’Éducation nationale, qui a recueilli « plus de 100 000 contributions ».
| Annonce | Qui | Quand |
|---|---|---|
| Cellule de crise pour les aides | Premier ministre | Dès le lundi 19 octobre |
| Déplacement pour sécuriser les approvisionnements | Emmanuel Macron | Du 19 au 21 octobre (Koweït, Émirats, Bahreïn, Qatar) |
| Interdiction possible de certains rassemblements | Préfets, en lien avec les maires | Dans le contexte actuel |
| Réunion des formations politiques | Premier ministre | Dans les prochains jours |
| Concertation jeunesse et partenaires | Gouvernement, Premier ministre | Dès cette semaine |
Et concrètement pour vous ? #
Commerçant ou artisan sinistré : le président a promis que vous ne serez « pas laissés seuls ». Les modalités des aides n’ont pas été précisées dans l’allocution et dépendront de la cellule de crise.
Manifestant : le président a qualifié de « légitimes » les revendications exprimées le 17 octobre, mais certains rassemblements pourront être interdits localement par les préfets. Automobiliste : aucune mesure chiffrée sur les prix à la pompe n’a été annoncée.
Pourquoi parle-t-il de l’élection présidentielle ? #
Le président a conclu en rappelant : « nous sommes à six mois de notre élection présidentielle ». Selon lui, les débats doivent se tenir « dans les réunions publiques », avec les partis et dans les médias, « et non pas dans la rue par la violence ». Il a ajouté : « L’écoute et le dialogue ne signifient ni la faiblesse, ni l’impunité. »
Questions fréquentes #
Quand a eu lieu l’allocution d’Emmanuel Macron ?
Quelles aides pour les commerçants touchés ?
Les manifestations vont-elles être interdites ?
- Cellule de crise pour les aides aux commerçants dès le 19 octobre.
- Fermeté judiciaire et interdictions possibles de rassemblements.
- Déplacement dans le Golfe du 19 au 21 octobre pour les approvisionnements.
- Concertation avec la jeunesse et les partenaires sociaux dès cette semaine.
Sources : texte de l’allocution sur elysee.fr (seul le prononcé fait foi), franceinfo, ICI, Brut, AFP via Fortuneo.
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