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Mobilisation du 17 octobre : le parcours parisien, les zones interdites et les consignes de l’Intérieur

Gilets jaunes, intersyndicale, organisations de jeunesse, agriculteurs et chauffeurs VTC : la journée de mobilisation du samedi 17 octobre s’annonce comme l’une des plus larges de l’automne. À la veille du rendez-vous, la préfecture de police de Paris a validé un parcours, et le ministre de l’Intérieur a donné des consignes fermes aux préfets.

Pourquoi une mobilisation ce samedi #

Les Gilets jaunes ont annoncé environ un millier d’actions pour défendre le pouvoir d’achat, avec l’espoir de peser sur le débat budgétaire en cours au Parlement, rapporte franceinfo. Les principales organisations de jeunesse, mobilisées depuis la mi-septembre, ont appelé à les rejoindre pour réclamer de meilleures conditions d’apprentissage.

Les revendications se croisent. Les manifestants dénoncent la hausse des prix des carburants, des moyens jugés insuffisants pour l’Éducation nationale et la gestion policière du mouvement lycéen. Des agriculteurs et des chauffeurs de VTC se sont greffés au mouvement, ce qui en fait une mobilisation hétérogène, difficile à encadrer pour les autorités.

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Le parcours validé à Paris #

Après plusieurs jours de discussions, la préfecture de police a validé vendredi en fin de journée l’itinéraire du cortège parisien, qui réunit notamment des Gilets jaunes et l’intersyndicale. Il partira de la place de la République pour rejoindre la place de Clichy, par les boulevards Magenta, Barbès et Clichy.

Un second cortège, organisé par Interfac Île-de-France, ira de la place de la République à la place de la Nation par le boulevard Voltaire. Quelques heures plus tôt, le préfet de police reconnaissait encore : « Pour le moment, nous n’avons pas un accord global sur un cortège, un itinéraire. »

Des secteurs entiers interdits

La préfecture a pris deux arrêtés modifiant les parcours, en invoquant les violences survenues lors des rassemblements précédents, notamment le 13 octobre. Tout rassemblement est interdit sur les Champs-Élysées, les places de la Concorde, de la Bourse, du Châtelet, de la Bastille et d’Italie.

Les abords de l’Élysée, de Matignon, du ministère de l’Intérieur, de l’Assemblée nationale, du Sénat, du palais de justice, de la préfecture de police, de l’hôtel de ville et des gares parisiennes sont aussi concernés. Selon la préfecture, les contrevenants seront verbalisés à hauteur de 135 euros. Elle dit vouloir « concilier la liberté de manifester et les conditions de sécurité les plus optimales ».

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Combien de manifestants attendus ? #

Une source proche du ministère de l’Intérieur évoque une mobilisation « compliquée et évolutive », avec environ 150 000 participants attendus hors Paris et son agglomération. Une note des renseignements consultée vendredi matin table sur 60 000 à 110 000 personnes dans les cortèges des grandes villes, mais aussi sur des ronds-points, devant des stations-service et des supermarchés.

L’entourage de Laurent Nuñez recense environ 500 actions envisagées et plus de 90 manifestations en cours de structuration. Les autorités anticipent des débordements, en particulier dans les cortèges parisiens et dans les grandes villes.

Les consignes de Laurent Nuñez aux préfets #

Dans un télégramme adressé aux préfets, le ministre de l’Intérieur demande des « opérations de déblocage systématiques » lorsque des barrages de péages ou de carrefours routiers troublent l’ordre public, détaille un second article de franceinfo.

Il réclame aussi des « interventions systématiques en cas d’atteintes contre les personnes et les biens » et une « vigilance toute particulière à d’éventuels pillages d’opportunité », avec une intervention immédiate des forces de l’ordre.

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Gouvernement et justice en alerte

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a convoqué une cellule interministérielle de crise, qui se réunit place Beauvau avec les directeurs de cabinet des ministres concernés. À la demande du garde des Sceaux Gérald Darmanin, la Direction des affaires criminelles et des grâces a envoyé aux magistrats des instructions pour une « organisation judiciaire adaptée ».

Côté politique, le président du RN, Jordan Bardella, s’est dit « extrêmement inquiet de cette journée », estimant que la mobilisation sociale sert de « prétexte » à des groupuscules d’extrême gauche. À gauche, Jean-Luc Mélenchon a donné rendez-vous à 14 heures place de la République.

Un samedi sous tension budgétaire #

La mobilisation tombe en plein marathon budgétaire. Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027 a été rejeté en commission et sera débattu dans l’hémicycle à partir de mardi dans sa version initiale. Pour les organisateurs, la rue doit peser sur ces débats. Pour l’exécutif, l’enjeu est d’éviter que la journée ne bascule dans les violences.

Questions fréquentes #

Quel est le parcours de la manifestation à Paris le 17 octobre ?

De la place de la République à la place de Clichy, par les boulevards Magenta, Barbès et Clichy. Un second cortège va de République à Nation par le boulevard Voltaire.

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Où est-il interdit de manifester ?

Sur les Champs-Élysées, les places de la Concorde, de la Bourse, du Châtelet, de la Bastille et d’Italie, et aux abords des lieux de pouvoir et des gares. L’amende est de 135 euros.

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